mardi 26 avril 2016


PEUT-ON COMBATTRE LE CHÔMAGE  EN COTE D'IVOIRE ?

Depuis les années 1980 le constat que nous faisons, est que la Côte d’Ivoire est confrontée à un sérieux problème, celui du chômage des jeunes.
En effet celui-ci a atteint des proportions déconcertantes dans un contexte de pauvreté généralisée, de licenciements massifs, les délocalisations et fermeture d’entreprises. L’ex-Agence d’Etudes et de Promotion de l’Emploi (ex-AGEPE) a révélé que les jeunes de moins de 35 ans, qui constituent plus de 64% de la population, sont frappés d’un taux de chômage estimé à environ 25 %. C’est-à-dire le ¼ des forces vives du pays.
En termes de branches d’activités, l’on note que l’agriculture occupe globalement 45,7% des emplois, suivi du commerce de détail avec 20,6% des emplois, des autres services (7,4%) et des services aux ménages.
 Par ailleurs, par rapport à la répartition d’ensemble, il existe relativement plus d’emplois « agricoles et assimilés » (97,3%) et du « commerce » (94,5%) dans le secteur informel et relativement plus d’emplois de « services » (9,5%) et de l’ « industrie » (8,1%) dans le secteur privé formel.
De plus, la détérioration du climat sociopolitique, mais aussi l’accroissement démographique, l’incapacité du marché de l’emploi à absorber les vagues successives de diplômés qui sortent chaque année du système éducatif, la difficulté d’obtention de stages d’apprentissage ou de perfectionnement,  et l’inadéquation de la formation aux nouvelles exigences de ce marché de l’emploi, sont quelques raisons qui ont décuplé le taux de chômage des jeunes en Côte d’Ivoire.
Dans les années 1980, les différents Plans d’Ajustement Structurels (PAS) en Côte d’Ivoire ont eu pour conséquence une réduction significative de la part de l’Etat dans le jeu économique du pays. Cela a mis un terme à la situation qui a prévalu à partir de l'indépendance, avec l’incorporation de toutes les forces vives dans les structures et entreprises d’Etat. Aujourd’hui c’est le secteur privé qui dynamise l’économie. Alors que l’Etat n’est plus le premier pourvoyeur d’emploi, il devient difficile pour le secteur privé de jouer son rôle quand le contexte macroéconomique ne le permet pas. Les crises politiques et socioéconomiques qui se sont succédées ont contribué à accroitre le risque ambiant, ce qui n’incite pas les opérateurs économiques à faire des investissements, et donc à se projeter dans l’avenir, faute de visibilité. Dans ces conditions, il est devenu difficile pour les entreprises de recruter.
Par ailleurs, une opération d’identification tenue du 18 avril 2012 à fin mai 2013, nous a permis de dénombrer 1 500 étudiants inscrits à l’Université de Korhogo, 1 864 à l’Université Daloa, 8 484 à l’Université Nangui Abrogoua d’Abidjan, 14 562 à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké et 64 081 à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. Soit 90 561 étudiants dans les universités publiques de Côte d’Ivoire, sans compter les 68 009 nouveaux bacheliers cumulés depuis.
Pourtant le nombre de postes offerts par les concours de la fonction publique est carrément insignifiant vis-à-vis de ces différents chiffres soit 8.442 postes à pourvoir, indiqué par le Directeur Général de la Fonction publique pour l'exercice budgétaire 2015 -2016, contre 4200 pour l'année 2014-2015. Ce qui donne un taux inférieur 10%, hormis les nouveaux bacheliers.
Et les autres, que deviendront-ils à la fin de leurs études ?
Mais alors, que faire? Que faire lorsqu’après avoir fait des années d’études, un jeune n’a pas pu se faire embaucher en raison du contexte qui prévaut ? La « débrouillardise » entrepreneuriale, qui se traduit par  diverses activités génératrices de revenus mal organisées, reste l’option qui s’offre à cette jeunesse lorsqu’elle rencontre le chômage à la sortie du système éducatif.
Dans un tel système, où l’Entrepreneuriat est clamé par tous comme la solution au chômage, il est important de préciser que « l’Entrepreneuriat est un domaine de formation qui renferme de multiples métiers, tout comme la Médecine ou la Comptabilité. Il faut donc commencer par créer une dynamique de formation entrepreneuriale afin de mieux entreprendre.
 Cela peut aboutir à de nouvelles organisations ou peut-être à la revitalisation de certains secteurs des organisations en réponse à une opportunité perçue.

Une autre problématique liée au chômage est le mal qu’ont les entreprises à recruter car ils estiment que les étudiants n’ont pas la compétence requise ni l’expérience qu’il faut, de l’autre côté ces derniers veulent prendre leur indépendance financière en étant embauché à la fin de leurs études. Les parents eux ne savent pas vers quelle école se tourner pour assurer l’avenir de leur progéniture.
Cependant, l’une des solutions serait de faire faire des stages à la sortie de chaque école. C’est-à-dire que chaque école doit associer la validation de ses diplômes à des stages d’études lorsque les étudiants sont en classe intermédiaire ou des stages de fin d’études pour soutenir le  diplôme de fin d’étude. Comme le font déjà les pays émergents car cela est imposé par le système LMD.
Comme illustration, en France, des étudiants valident les cours avec d’excellente  moyenne, mais leur année est invalidée juste par ce qu’ils n’ont pas eu de stage d’études.


PREMIÈRE VAGUE DE STAGIAIRES

Face à cette situation,
KAN Corporate société de gestion d’entreprises et de promotion de l’insertion professionnelle des Jeunes, œuvre  avec les écoles, pour proposer des stages d’études, des stages de fin d’études en plus de certifications de compétences via le Certificat YEIMMY. Et ce dans le but de remédier à la problématique de la première expérience et la compétence des jeunes diplômés. Afin qu’ils acquièrent  plus d’employabilité pour  au final impacter le taux de chômage en Côte d’ivoire.

mercredi 13 avril 2016

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